
Le cherche midi, 382 pp., 2002
ISBN 2-86274-939-7 
Pocket, 2005
Kegado Publishers, Tokyo, 2004 |
Jacques, le Français
Pour mémoire du Goulag
Il aura fallu la parution de deux ouvrages – Le Manuel du Goulag
et Quelle était belle cette utopie ! Chroniques du Goulag –
pour que le public découvre le destin singulier et extraordinaire
de Jacques Rossi, ce Français emprisonné au Goulag. Mais,
si ces deux ouvrages donnaient toutes les clés du système
concentrationnaire soviétique et exprimaient les souffrances inouïes
des déportés, ils ne disaient rien du parcours de l’auteur
avant et après son séjour au Goulag. C’est l’objet
de ce livre, où il s’est confié à l’écrivain
Michèle Sarde.
Jacques le Français, surnom qui lui fut donné par ses compagnons
de captivité, relate avec force, vivacité et humour l’existence
de Jacques Rossi. Né en 1909 d’une mère française,
il vécut en Pologne une adolescence de fils de famille et adhéra
très jeune au parti communiste, ce qui entraîna une première
peine de prison. En 1929, il se trouvait à Berlin, où ses
talents de polyglotte (il pratiquait une dizaine de langues) lui valurent
d’être affecté à la section des liaisons internationales
OMS du komintern et au service de renseignements de l’Armée
Rouge, le GRU. Pendant environ huit ans, le jeune agent secret mena à
bien de dangereuses missions en voyageant à travers l’Europe
sous des identités d’emprunt.
Agent de liaison pendant la guerre d’Espagne il est rappelé
à Moscou lors des grandes purges de 1937. Accusé d’espionnage,
il est condamné, sans autre forme de procès, à «
huit ans de camp de redressement par le travail » qui se prolongeront
en vingt années forcées en Arctique et en Sibérie.
Après la mort de Staline, il sera assigné à résidence
à Samarcande, en Asie centrale, pendant quatre ans. Au sortir d’URSS,
la vie de l’ancien Goulaguien sera consacrée à rentrer
en France, où il ne retournera définitivement qu’en
1985, et à témoigner sur un siècle qui restera dans
l’Histoire celui de l’inhumanité idéologique,
symbolisée par les totalitarisme nazi et soviétique.
Quatrième de couverture,
le cherche midi éditeur
« Le beau travail d’écriture de Michèle Sarde,
qui a mis en forme ces entretiens, restitue l’intensité de
la réflexion sur soi-même qui sous-tend cet effort de mémoire.
» André Burguière, Le Nouvel Observateur
Écrit avec la complicité de plume et de cœur de Michèle
Sarde, ce livre est la véritable biographie de ce Franco-Polonais…
une lecture à lire comme une fable, celle d’une tragédie
de notre temps. » Daniel Bermond, Lire
« Il ne fallait pas moins que cette interlocutrice à la
curiosité éveillée pour pousser Jacques le Français
à évoquer son existence familiale, passablement mystérieuse,
ses activités d’agent de liaison communiste et ses tribulations
diverses jusqu’à son retour à Paris. » Rémi
Kauffer, Figaro Magazine
Pressse
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